BURUNDI–CPI : huit ans après, que reste-t-il de l’espoir des victimes ?

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1er Novembre 2025 

Huit ans après l’autorisation donnée le 25 octobre 2017 d’ouvrir une enquête sur des crimes contre l’humanité présumés commis au Burundi (ou par des Burundais à l’étranger) entre avril 2015 et octobre 2017, le bilan reste lourd et l’espoir des victimes s’érode faute d’informations publiques sur l’avancement de la procédure.

La crise a éclaté en 2015 lorsque Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature à un troisième mandat, déclenchant manifestations et répression, puis une série de violations graves documentées (assassinats, disparitions forcées, torture, violences sexuelles, détentions arbitraires, exécutions extrajudiciaires, persécutions), dont l’épisode du 11 décembre 2015 à Bujumbura cité par la CPI.

Malgré un important travail de documentation et des milliers de dossiers transmis, le retrait du Burundi du Statut de Rome a compliqué la coopération, alimentant un sentiment d’abandon chez des victimes souvent réfugiées, tandis que l’impunité perdure et que l’ONU signale une recrudescence des abus.

Dans ce contexte, le Bulletin de Justice et Bonne Gouvernance l’organisation SOS Torture Burundi  propose une analyse indépendante en donnant la parole à des avocats des victimes et des experts en droit international pour expliquer et contextualiser le fonctionnement de la justice internationale.

Il s’agit des personnalités suivantes :

• Maître Armel NIYONGERE, Avocat et Défenseur des Droits Humains. Il est inscrit comme
avocat étranger au Barreau de Bruxelles et membre de l’Ordre des Avocats de l’Afrique de l’Est.
Président de l’ACAT-Burundi et Secrétaire général de SOS-Torture/Burundi.

• Me Alain DETHEUX : Avocat, il est repris à la Liste des conseils admis à la Cour pénale
internationale. Le Conseil de l’Ordre du Barreau de Bruxelles l’a récemment nommé Président de la Commission Recours Points. Il est membre fondateur de l’association d’avocats M13.

• Me Marie-Edith DOUZIMA Conseil / représentante légale des victimes à la CPI dans les
affaires contre J.P. BEMBA de 2009 à 2018 (plus de 5 000 victimes) et Alfred YEKATOM et Patrice Edouard (plus de 1900 victimes) Ngaïssona depuis 2019.

• Me Bernard MAINGAIN, inscrit à l’Ordre français des Avocats du Barreau de Bruxelles
depuis octobre 1992. Il pratique essentiellement le droit des étrangers, le droit administratif, et le droit de l’aide sociale ,Depuis 2007, associé au sein du bureau « XIRIUS » en charge du département « stratégie juridique et développement des entreprises »Me Bernard Maingain, spécialisé en droit pénal, suit les dossiers de droit pénal social.

• Maître Lambert NIGARURA a été Avocat au Barreau de Bujumbura, membre du Barreau
pénal international et militant des Droits Humains, président de la Coalition Burundaise pour la
Cour Pénale Internationale (CB-CPI), Me Lambert Nigarura est aussi membre du Collectif Justice
For Burundi (JFB).

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